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Dernière mise à jour : 04 juin 2011
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N'utilisez pas ces tables sans formation préalable
MODE D' EMPLOI DES TABLES MN90
RÉFÉRENCES :
Tables de plongée à l’air MN90, mode
d’emploi, lettre 630 COMISMER du 17/12/96.
Les tables de plongée à l’air de la
Marine Nationale : Historique – Étude – Statistique
– Propositions d’amélioration ; Procès-verbal CEPISMER
n° 03/90. Jean-Louis MELIET.
La FFESSM impose l’utilisation des tables
MN90 dans le cadre des épreuves théoriques des examens,
de même que le Ministère de la Jeunesse et des Sports
impose l’usage desdites tables dans les épreuves théoriques
des spécifiques BEES1 ou BEES2. Plus précisément, il
s’agit de l’utilisation des tables MN90 actualisées.
En ce qui concerne la pratique, rappelons
qu’à l’origine, l’usage des tables MN90 est réservé
à la plongée autonome dans le cadre des missions de
la marine nationale, pour des plongées ne nécessitant
qu’un effort physique modéré.
De ce fait, il va de soi que, dans le
cadre d’une plongée sportive ou de loisir, l’usage des
tables MN90 fédérales est déconseillé pour toute activité
sortant de son domaine d’utilisation, en particulier
lorsqu’il s’agit d’effort physique important en immersion.
DESCRIPTIF
Les tables fédérales comprennent :
MODE D EMPLOI
GÉNÉRALITÉS
- 2 plongées au maximum par 24 heures.
- Les tables indiquent, en fonction de la profondeur
atteinte et du temps passé sous l’eau, la profondeur
et la durée des paliers à effectuer au cours de
la remontée.
- Vitesse de remontée du fond au premier palier
: entre 15 et 17 mètres par minutes.
- Entre paliers, la vitesse est de 6 mètres par
minute, soit 30 secondes pour passer d’un palier
à l’autre.
Cela est encore valable depuis le dernier
palier jusqu’à la surface.
- La durée de la plongée se compte en minutes
entières (toute fraction de minute commencé est
considérée comme une minute entière écoulée) depuis
l’instant où le plongeur quitte la surface en direction
du fond, jusqu’à l’instant où il quitte le fond
pour remonter vers la surface, à la vitesse préconisée
de 15 à 17 mètres par minute.
- La profondeur de la plongée est la profondeur
maximale atteinte au cours de la plongée ;
- Si la valeur de la durée de la plongée ou celle
de la profondeur de la plongée ne sont pas dans
la table, prendre la valeur lue immédiatement supérieure.
- L’interpolation des temps ou des profondeurs
est interdite.
- La plongée au delà de 60 mètres est interdite.
Les tables données pour les profondeurs
de 62 et 65 mètres sont des tables de secours
à n’employer qu’en cas de dépassement accidentel.
Dans ce cas, il est interdit d’effectuer une nouvelle
plongée pendant une durée de 12 heures.
Intervalle entre deux plongées : temps entre la fin
de la première plongée et le début de la seconde.
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PLONGÉES CONSÉCUTIVES
- Plongées en mode consécutif : 2 plongées
dont l’intervalle est strictement inférieur
à 15 minutes.
- Si l’intervalle passé entre deux plongées
est strictement inférieur à 15 minutes, on considère
qu’il s’agit d’une seule et même plongée. On
entre dans la table avec comme durée de plongée
la somme des durées de plongées, et comme profondeur
la profondeur maximale atteinte au cours des
deux plongées.
PLONGÉES SUCCESSIVES
- Plongée isolée : toute plongée effectuée
au minimum 12 heures après la précédente.
- Plongées successives : 2 plongée dont l’intervalle
est compris entre 15 minutes et 12 heures.
- Le groupe auquel appartient la plongée effectuée
est caractérisé par une lettre. Ce groupe permet
de programmer les plongées successives et de
calculer leur décompression.
- Majoration : temps qu’il faudrait passer
à la profondeur de la 2eme plongée pour avoir
la même quantité d’azote dissous.
- Si la durée exacte de l’intervalle ne se
trouve pas dans le tableau I, prendre la valeur
immédiatement inférieure.
- Si la valeur de la tension d’azote résiduel
ne se trouve pas dans la première colonne du
tableau II, prendre la valeur immédiatement
supérieure.
- Si la profondeur de la deuxième plongée
ne se trouve pas dans le tableau II, prendre
la profondeur immédiatement supérieure, car
ce sera celle prise en compte pour la décompression.
- Si au cours de la plongée successive la
profondeur maximale atteinte est supérieure
à celle qui a été retenue pour le calcul de
la majoration, le plongeur conserve la majoration
calculée ; le calcul est effectué avec la durée
fictive et la profondeur réellement atteinte.
- Si au cours de la plongée successive, la
profondeur maximale atteinte est inférieure
à celle qui a été retenue pour le calcul de
la majoration, le plongeur conserve la majoration
calculée ; le calcul est effectué avec la durée
fictive et la profondeur utilisée pour le calcul.
REMONTÉE RAPIDE (PLUS DE 15 À 17 M/MN)
- Définition :remontée à une vitesse supérieure
à 15 à 17 mètres par minute. Les paliers ont
été exécutés ou non.
- Ce qu’il faut faire (seulement dans le cas
où la ré immersion est possible en moins de
3 minute) :
- Replonger à la demi-profondeur (moitié de
la profondeur prise en compte pour rentrer dans
la table)
- Palier de 5 minute à la demi profondeur
- Durée de la plongée : du début de la plongée
initiale à la fin du palier à la demi-profondeur
- Au minimum un palier de 2 minute à 3
mètres.
Attention, dans le cas d’une ré immersion après
une plongée successive ou consécutive à l’air :
La durée de plongée à considérer pour le calcul
des paliers est la somme :
- Pour les plongées consécutives, de la durée
de la première plongée et de la durée écoulée
entre le début de la deuxième plongée et la
fin du palier à demi-profondeur ;
- Pour les plongées successives, de la majoration
issue de la première plongée et de la durée
écoulée entre le début de la deuxième plongée
et la fin du palier de 5 minute à demi-profondeur.
- Dans le cas d’une plongée en mélange suroxygéné,
et d’une remontée rapide, le palier de demi-profondeur
est effectué à la moitié de la profondeur réelle
maximale atteinte.
- La vitesse entre le palier de demi-profondeur
et le premier palier de décompression est de
15 à 17 mètres par minute.
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REMONTÉE RAPIDE ENTRE PALIERS
REMONTÉE LENTE JUSQU'AU PREMIER PALIER
- Définition : vitesse de remontée jusqu’à l’éventuel
premier palier strictement inférieur à 15 à 17 mètres
par minute.
Ce qu’il faut faire : majorer la durée de la plongée
de la durée de remontée jusqu’au premier palier.
PALIER INTERROMPU
- Définition : non exécution ou mauvaise exécution
d’un palier.
Ce qu’il faut faire (seulement dans
le cas où la ré immersion est possible en moins de 3
minutes) : replonger au palier interrompu et le refaire
entièrement.
PLONGÉE EN ALTITUDE
- Pour utiliser la table fédérale en altitude,
il suffit de connaître la pression barométrique
H régnant à la surface du lieu où l’on plonge. On
entre dans la table avec une profondeur fictive
P’ : P’ = Px1013/H, où P est la profondeur réellement
atteinte (en mètres) et H la pression barométrique
du lieu (en millibars ou hectopascals).
- Les paliers devront être effectués à la profondeur
P réelle : P = P’x H / 1013, où P’ est la profondeur
du palier donné par la table fédérale.
- Durée de la remontée : c’est celle de la profondeur
fictive. Donc : vitesse de remontée plus lente qu’en
mer, aussi bien pour rejoindre le premier palier
que pour aller d’un palier à l’autre.
- Remontée rapide (c’est à dire dont la durée
est strictement inférieure à celle prévue depuis
la profondeur fictive) : procédure identique à celle
du niveau de la mer, mais redescendre à la moitié
de la profondeur réelle.
- Palier interrompu, remontée lente, plongée consécutive,
plongée successive : même procédure que celle du
niveau mer, mais toujours en effectuant les calculs
avec les profondeurs fictives.
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UTILISATION EXCEPTIONNELLE DES TABLES FÉDÉRALES
INHALATION D’O2 ENTRE DEUX PLONGÉES
- Le tableau III
" diminution de l’azote résiduel par respiration
d’oxygène en surface " donne la valeur de l’azote
résiduel qu’il faut prendre en considération pour
entrer dans le tableau II
du calcul des plongées successives.
Cette valeur est déterminée en fonction :
- Du groupe de plongée successive d’une première
plongée (première colonne) ou de " l’équivalent
azote résiduel " (deuxième colonne) déjà déterminé
à l’aide du tableau I
après un certain temps passé en surface à respirer
de l’air ;
- De la durée pendant laquelle le plongeur respire
de l’oxygène pur.
- Lorsque le temps réellement passé à respirer
de l’oxygène pur en surface ne figure pas dans le
tableau, prendre la valeur immédiatement inférieure.
- La deuxième colonne du tableau III
donne l’équivalence numérique entre la valeur de
l’azote résiduel et les groupes de plongée successive.
PALIERS À L OXYGÈNE PUR
- Les paliers à 3 mètres et à 6 mètres peuvent
être effectués en inhalant de l’O2.
- La durée de chacun des paliers à l’oxygène pur
est égal aux deux tiers de la durée du palier à
l’air arrondi à la minute supérieure, et est au
minimum de 5 minutes.
Cependant, la durée de chacun des paliers
à l’oxygène pur est égal à la durée du palier à l’air
lorsque celui-ci à une durée de 1 à 5 minutes.
- Le fait d’effectuer des paliers à l’oxygène
pur ne change pas le groupe de plongée successive
de la plongée effectuée.
PLONGÉE AU MÉLANGE ENRICHI À L’OXYGÈNE PUR
Il existe des tables spécifiques pour
la plongée au nitrox. Toutefois, dans le cadre d’une
utilisation exceptionnelle, ou pour des exercices théoriques
de calculs avec tables, on peut retenir les règles suivantes
:
- Pour utiliser la table fédérale en mer à la
profondeur réelle P avec un mélange nitrox à x%
d’azote, on rentre dans la table avec une profondeur
équivalente PE telle que :
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PE = ( P + 10 )
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X |
- 10
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0,79 |
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- La profondeur maximum permise en mer est celle
correspondant à une pression partielle d’oxygène
pur de 1,6 bars.
La durée et la profondeur des paliers
en mer suite à une plongée au nitrox sont exactement
ceux de la plongée à l’air réalisée à la profondeur
équivalente.
La durée maximale d’une plongée au nitrox
est de 2 heures.
Toutes les autres règles d’utilisation
des tables fédérales sont maintenues dans le cadre des
plongées au nitrox.
Francis IMBERT
Jean-Louis BLANCHARD
CONVENTION POUR LE CALCUL DE LA
DURÉE TOTALE
DE REMONTÉE (ÉPREUVES THÉORIQUES)
- Vitesse de remontée jusqu’au palier égale à
15 mètres par minute ;
- Vitesse de remontée entre paliers ou du dernier
palier à la surface égale à 6 mètres par minute
;
- Durée totale de remontée à arrondir à l’entier
immédiatement supérieur ;
- La colonne de durée totale de remontée donne
directement la valeur cherchée sauf dans les cas
où le début de remontée ne correspond pas à la profondeur
maximum prise en compte pour le calcul de la décompression
; ces cas particuliers sont entre autres :
- Une consécutive dont la deuxième immersion est
moins profonde que la première, avec palier(s) ;
- Une remontée depuis le palier de demi-profondeur
;
- Une fin d’exploration où la décision de remonter
se prend à une profondeur différente de la profondeur
maximum.
Dans ces cas là, il y a deux procédures
équivalentes de calcul :
Procédure A : Utiliser le
tableau IV ;
Procédure B :
- calculer le nombre de mètres depuis le début
de remontée jusqu’à l’éventuel premier palier. Cela
fournit une distance de remontée.
- calculer la durée de cette remontée par : durée
(en minutes) = d / 15
- ajouter à la durée des éventuels paliers ainsi
que les durées de passage d’un palier à l’autre.
- arrondir la somme obtenue à l’entier immédiatement
supérieur.
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